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Bienvenue à Yvoir - Les villages

 Mont

 

Le village de Mont est intéressant à plus d’un titre : intérêt esthétique relatif au paysage, intérêts géographique, botanique, hydroécologique et spéléologique.  Ces différentes richesses en font un haut lieu sportif, social et éducatif.  
D’un point de vue spéléologique, on y répertorie de nombreux chantoirs, pertes, dolines et grottes formant un sous-sol cryptique.
Dominant la vallée de la Meuse au-dessus de Godinne, le village est étalé sur le versant le long de 2 rues principales recoupées perpendiculairement par quelques voiries secondaires. Habitat relativement souple et lâche, hormis peut-être dans la rue du centre, composés de maisons en moellons de grès mêlés à du calcaire parfois chaulés appartenant au XIXe s. et concentrés dans les rues « Sous les Sources » et « Sous le bois ». 
Développement important de l’habitat fin du XXe siècle, lié à celui des cliniques universitaires de Mont-Godinne, situées au sommet d’une falaise qui domine la Meuse, à l’ouest. 

Spéléologie 

Plusieurs grottes et galeries souterraines, dont le Trou Bernard.
 Contact : http://www.speleo.be/

 

Historique et Patrimoine

Mont est une importante station néolithique.  Elle comporte plusieurs grottes qui ont livré des ossements humains et d’animaux et une foule d’objets en silex.  L’abri sous roche de Chauveau est connu des spécialistes depuis le 14ème siècle.  Il est lié aux premiers développements de l’anthropologie et de l’archéologie préhistoriques en Belgique.

Sous l’ancien régime, Mont constituait une partie de Godinne.  Le village de Mont faisait partie de la seigneurie hautaine de Godinne et Rivière éclissée du Domaine par les Archiducs Albert et Isabelle le 11 juillet 1612 et engagée à François de Maillen.  Cette terre passe avec Godinne aux Waha (1638), aux d’Orjo (1643) et aux Moniot (1721), maîtres de forges dont les  « usines » sont implantées au flanc des coteaux dominant la vallée de la Meuse, qui vont la conserver jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

Insatisfait de ses forges de Rivière, Hendrick d’Harscamp fit l’acquisition  sous la juridiction de Godinne, d’un héritage appelé anciennement « Chauveau ».  Ce dernier était traversé par un cours d’eau sortant d’un rocher qui lui appartenait.  De la requête des archiducs, par diplôme du 14 juin 1619, autorisèrent Hendrick, moyennant une redevance annuelle, à ériger sur ce bien « un moulin à force canon ».  Une fois lancé dans cette voie, il donna une grande extension à ces affaires.  Ces documents suffisent à établir qu'’Hendrick, tantôt seul, tantôt avec des associés, donna de l'’industrie namuroise, un essor jusqu'alors inconnu.  On peut même lui attribuer l’introduction dans notre province, de la fabrication des armes car l’octroi du 14 juin 1619 qui lui fut accordé à cet effet est un des plus anciens que l’on connaisse.

Le hameau de Mont a été détaché de Godinne en 1865 pour être érigé en commune distincte.

C’est le 4 janvier 1965, que Mont fit à nouveau fusion avec Godinne (fusion volontaire sous le nom de Mont-Godinne).

 

Patrimoine

La clinique était au départ le sanatorium de Mont-Sur-Meuse ou Institut Thérasse.  Celui-ci réunissait au début du siècle les conditions les plus parfaites pour l’établissement d’un institut de ce genre.  Le sanatorium a été érigé en 1903.  Les religieuses de la Congrégation assumèrent les tâches hospitalières.  Les Mutualités Chrétiennes (préoccupée à l’époque par la tuberculose) y ont adjoint un service dès 1926. 

Le trou Wéron, connu aussi sous les noms de Doline du Rôle ou Fosse au Roule est une grotte qui fut découverte vers 1940.  La cavité peut être parcourue sportivement avec un minimum de matériel.

Le Trou de l’Eglise fut exploré pour la 1ère fois en 1950 avec une profondeur de 85 mètres.  La grotte est libre pour les spéléologues affiliés à l’U.B.S. ou à une fédération reconnue par celle-ci.

Le trou Bernard  fut découvert en 1949.  C’est le gouffre le plus profond de Belgique avec plus de 120 mètres.  Le trou Bernard possède plusieurs grottes et galeries souterraines.

Le trou du Ry  fut sans doute découvert en 1910.

L’église paroissiale Saint Charles Borromée : édifice néo-roman en calcaire construit en 1874-1876 sur les plans de l’architecte provincial C.J. Luffin, puis complètement remodelé en 1979-1980 par l’architecte Jean Cosse, qui n’en a gardé que le bas-côté sud, la base de celui du nord et une partie du chœur.  Curieux clocher en forme de pyramide tronquée.

Maisons du XVIIIe – XIXe s.
Presbytère, pPotales et 3 Christ en croix 
Ferme en U non clôturée

Dernière mise à jour : ( 25-11-2008 )
 
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