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Bienvenue à Yvoir - Les villages

DORINNE

  

Village établi entre la vallée du Ry d'Août
et celle du Bocq, développé sur l'adret.
Le centre ancien est installé à mi-pente
autour de 2 grosses fermes, remontant
aux XVIIe - XVIIIe s. (mais
fortement transformées par la suite).
L'habitat est étendu, dispersé le long des
rues en pentes et sur la crête, composé
de maisons et petites fermes du XIXe s.
Le long du Bocq, de nombreuses
carrières anciennes exploitaient le
calcaire et le grès.

 
Historique et Patrimoine

Dorinne serait un dérivé du mot
celtique " durom " " fortin ". Ce village
est situé sur une chaussée romaine qui
a laissé des traces dans la toponymie
du lieu (chinstrée, chinvoye).
On écrivait " Duros "en 1023 puis Dorina,
Durines, Dorine et Dorinne.
Le site de Dorinne fut notamment occupé
par une population romaine puis franque. 

 

Durant des siècles, Dorinne compta 2 communautés rurales : une partie du territoire de Dorinne constitua un simple écart de la seigneurie de Spontin (pays du Roi), dépendance de la prévôté de Poilvache, au comté de Namur.  
L'autre partie orientale et centrale de Dorinne, correspondait à la paroisse et était une des 32 hauteurs de la mairie de Ciney, dépendant de la Cour féodale de Liège (pays de Liège). Cette terre était dès lors une enclave liègeoise en territoire namurois. Les titulaires de la seigneurie de Dorinne sont connus depuis 1313 et appartiennent aux familles de Fontaine (1313), de Dorinne (1400), de Brant (1460), de Salmier (1591) puis des Glymes de Brabant jusqu’à la révolution.
Cette séparation subsista au-delà de la Révolution. La partie liégeoise constitua la commune de Dorinne et celle unie à Spontin a demeuré une simple section de cette commune. Toutefois, en décembre 1821, les 2 sections furent réunies en une seule entité.

La vie économique du village était dominée par l’agriculture. Dès le début du siècle, la surface des terres cultivées a diminué tandis que celle des prairies a augmenté en raison de l’intensification de l’élevage des moutons puis des bovidés. Au cours du siècle dernier, les métiers ruraux traditionnels étaient bien représentés puis ont disparus peu à peu. Seules les carrières de pierres de Dorinne (qui occupaient une centaine d’ouvriers en 1937) représente aujourd’hui le secteur secondaire.

  
Salle St-Fiacre                                   Le jeu de Balle, véritable institution locale

Patrimoine

L’église Saint-Fiacre, construite en pierres en 1888-1889, est de style néo-gothique. Saint-Fiacre, patron des jardiniers, est fêté le 30 Août. Il est mort en 670. On l’invoquait pour les coliques. Quant au baume Saint-Fiacre, il s’agit d’un mélange de bouse de vache et d’argile qui sert à recouvrir le tronc des arbres écorchés.

Le château de la Motte tirait son nom de l’ancienne cense de la Motte, acquise en 1591 à la famille Brant, par Charles de Glymes. Incendié en 1914 par les allemands, le château fut reconstruit en 1922 en belle pierre du pays sur un autre emplacement.

La ferme de Mont est située sur la colline, face au village (d’où son nom). La ferme est un vaste ensemble de bâtiments massifs en pierre bleue regroupés autour d’une tour carrée.

La ferme de Tienne se trouve en face de la ferme de Mont et est tout aussi imposante que cette dernière. On y trouve une ancienne potale de 1827.

Le Vivier d’Oie est un restaurant gastronomique implanté sur l’ancien lieu-dit du " Vervi " (vivier, marécage) d’où son nom. Il est situé dans les bâtiments d’une ferme datant de 1750. A coté, existait une forge dont il reste quelques vestiges. Le restaurant fut construit en pierre.

Dernière mise à jour : ( 03-11-2008 )
 
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